De plus en plus de lycéens français envisagent des études au Portugal après le bac, et ce n’est pas un hasard. Universités bien classées en Europe, coût de la vie plus abordable qu’à Paris ou à Londres, statut de pays membre de l’Union européenne qui simplifie les démarches administratives, programme Erasmus+ très actif : le Portugal est devenu une destination sérieuse pour de nombreux profils, des filières générales aux études de santé.
Mais partir étudier au Portugal après le bac soulève forcément des questions concrètes. Comment fonctionne l’admission quand on n’a pas passé les examens nationaux portugais ? Quelles universités choisir selon sa filière ? Combien cela coûte-t-il réellement, entre frais de scolarité et vie quotidienne ? Et quand faut-il commencer les démarches pour ne pas rater le bon calendrier ?
Ce guide fait le point, de façon méthodique et sans promesse exagérée, sur tout ce qu’il faut savoir avant de se lancer dans un projet d’études au Portugal après le bac : le fonctionnement du système universitaire, les meilleures villes étudiantes, la procédure de candidature étape par étape, le calendrier 2026-2027, le budget réel à prévoir, et le cas particulier de la médecine en anglais, souvent recherché par les familles françaises.

1. Pourquoi choisir des études au Portugal après le bac ?
Le Portugal n’est plus une destination confidentielle. Plusieurs raisons concrètes expliquent pourquoi tant de familles françaises examinent aujourd’hui sérieusement l’option d’études au Portugal après le bac plutôt que de s’en tenir uniquement à Parcoursup.
D’abord, la qualité académique. Les universités de Porto, Lisbonne et Coimbra figurent régulièrement parmi les mieux classées d’Europe du Sud, avec des filières reconnues en économie, gestion, ingénierie, droit ou sciences de la santé. Ensuite, le coût : les frais de scolarité dans le public restent, pour le régime général, très inférieurs à ce que pratiquent le Royaume-Uni ou les établissements privés français, et le coût de la vie est globalement plus modéré qu’à Paris.
Le Portugal étant membre de l’Union européenne, un étudiant français n’a besoin ni de visa étudiant ni de titre de séjour longue durée pour s’y installer : une simple carte d’identité ou un passeport suffit, ce qui simplifie considérablement les démarches administratives par rapport à un départ au Canada, aux États-Unis ou au Royaume-Uni post-Brexit. La proximité géographique (moins de trois heures de vol de Paris) et le décalage horaire nul avec la France facilitent aussi les allers-retours pendant les vacances.
Enfin, le pays est solidement intégré au programme Erasmus+, ce qui permet des mobilités facilitées pendant le cursus, et de plus en plus de programmes sont enseignés intégralement en anglais, notamment en école de commerce, en ingénierie et, pour certains établissements privés, en médecine. C’est un point que nous détaillons plus loin dans cet article.
2. Comment fonctionne le système d’enseignement supérieur portugais ?
Avant d’envisager des études au Portugal après le bac, il est utile de comprendre l’architecture du système, assez proche du modèle français grâce au processus de Bologne, mais avec ses propres appellations.
- La licenciatura : équivalent de la licence française, en 3 ans (180 crédits ECTS), accessible directement après le baccalauréat.
- Le mestrado : équivalent du master, en 2 ans (120 crédits ECTS), après une licenciatura.
- Le mestrado integrado : un cursus intégré de 5 à 6 ans qui mène directement au niveau master, utilisé notamment pour la médecine, la médecine vétérinaire, la pharmacie, l’architecture ou certaines filières d’ingénierie.
- Le doutoramento : l’équivalent du doctorat.
Le système ECTS étant le même qu’en France, les crédits obtenus au Portugal sont en principe transférables et reconnus dans le cadre d’une mobilité européenne. Deux grands types d’établissements coexistent : les universidades, plutôt tournées vers la recherche et les filières longues, et les institutos politécnicos, plus professionnalisants, comparables à nos BTS ou BUT.
L’accès à l’enseignement supérieur portugais est encadré par la Direção-Geral do Ensino Superior (DGES), l’organisme public équivalent à un ministère de l’Enseignement supérieur pour les questions d’admission. C’est une référence à garder sous la main tout au long de la préparation d’un projet d’études au Portugal après le bac.
3. Les meilleures villes et universités portugaises pour les étudiants français
Le choix de la ville compte presque autant que celui de la filière. Voici un aperçu des principaux pôles universitaires portugais et de leurs points forts pour un étudiant français.
| Ville | Universités phares | Points forts | Ambiance / profil |
|---|---|---|---|
| Lisbonne | Universidade de Lisboa, NOVA University Lisbon, ISCTE | Économie, gestion, sciences politiques, droit, forte vie internationale | Capitale dynamique, coût de la vie plus élevé qu’ailleurs au Portugal, mais nettement inférieur à Paris |
| Porto | Universidade do Porto, ICBAS | Ingénierie, médecine, économie, sciences ; université souvent classée première du pays | Ville étudiante dynamique, taille humaine, coût de la vie modéré |
| Coimbra | Universidade de Coimbra | Droit, lettres, gestion ; l’une des plus anciennes universités d’Europe | Ville universitaire historique, vie étudiante très présente, coût de la vie bas |
| Braga | Universidade do Minho | Sciences, ingénierie, forte tradition Erasmus+ | Ville à taille humaine, coût de la vie parmi les plus bas du pays |
Ce tableau donne une première orientation, mais chaque établissement fixe ses propres filières en anglais, ses propres critères d’admission et son propre calendrier : il est indispensable de vérifier directement sur le site de chaque université avant de bâtir une stratégie de candidature.
4. Comment candidater à l’université au Portugal : la procédure étape par étape
C’est souvent le point qui bloque les familles : comment un lycéen français, qui n’a pas passé les exames nacionais portugais, peut-il candidater à l’université au Portugal ? En pratique, deux voies existent.
La première, le Concurso Nacional de Acesso, est le concours national portugais. Il repose sur les résultats aux examens nationaux portugais du secondaire, ce qui le rend peu adapté à un élève ayant suivi sa scolarité en France.
La seconde voie, généralement utilisée par les étudiants français, est le Concurso Especial para Estudantes Internacionais (concours spécial pour étudiants internationaux), aussi appelé statut d’étudiant international. Chaque établissement organise sa propre procédure, avec ses propres critères, ses propres frais de candidature et son propre calendrier, communiqués au moins trois mois à l’avance sur le site de l’université. Certaines universités réservent cette voie aux étudiants hors Union européenne, tandis que d’autres l’ouvrent aussi aux étudiants européens qui, comme les Français, n’ont pas passé les examens portugais : c’est une nuance importante à vérifier au cas par cas, établissement par établissement, avant toute candidature.
Dans les grandes lignes, la procédure suit ces étapes :
- Identifier la ou les filières visées et présélectionner deux à quatre universités cibles.
- Vérifier sur le site officiel de chaque université si elle propose le statut d’étudiant international pour la filière visée, et sous quelles conditions précises d’éligibilité.
- Constituer le dossier : relevés de notes de Première et Terminale, diplôme du baccalauréat (ou attestation de réussite provisoire), pièce d’identité, CV, lettre de motivation, et parfois un test de niveau de portugais (souvent B1) ou d’anglais selon la langue d’enseignement du programme.
- Déposer la candidature en ligne, dans les délais propres à chaque établissement et à chaque phase de candidature.
- Attendre les résultats, puis confirmer l’inscription (souvent avec le versement d’un acompte) dans le délai imparti.
- Organiser les aspects pratiques : logement, carte européenne d’assurance maladie, transport, ouverture d’un compte bancaire si nécessaire.
Certaines filières sélectives (médecine, architecture, certaines écoles de santé) ajoutent des tests d’admission spécifiques définis par chaque établissement : c’est un point de vigilance à anticiper tôt, car ces épreuves demandent une préparation dédiée.
5. Calendrier des candidatures : quand postuler pour la rentrée 2027 ?
Le calendrier des études au Portugal après le bac diffère sensiblement de celui de Parcoursup : il n’existe pas une date unique nationale, mais des phases propres à chaque université et parfois à chaque faculté. À titre indicatif, d’après les calendriers 2026-2027 observés dans plusieurs établissements portugais, on retrouve généralement une structure en deux ou trois phases :
| Phase | Période indicative | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|---|
| Phase 1 | Décembre à février | Phase la plus précoce, souvent la plus favorable pour les filières recherchées (médecine, gestion, sciences politiques) |
| Phase 2 | Avril à juin | Ouverte selon les places restantes après la première phase |
| Phase 3 | Juillet à fin septembre | Phase complémentaire, quand des places subsistent ; toutes les procédures doivent se terminer avant la rentrée |
Ces dates sont données à titre indicatif et varient d’une université à l’autre, parfois d’une faculté à l’autre au sein d’un même établissement : elles doivent impérativement être confirmées sur le site officiel de chaque institution visée. Ce qui est certain, en revanche, c’est qu’il vaut mieux commencer à préparer un projet d’études au Portugal après le bac dès le premier trimestre de Terminale, pour ne pas être pris de court par une première phase qui ouvre parfois dès le mois de décembre.
6. Budget étudiant au Portugal : frais de scolarité et coût de la vie
Le budget est souvent l’argument qui fait pencher la balance vers des études au Portugal après le bac. Voici ce qu’il faut savoir, sans avancer de chiffre qui ne serait pas vérifiable.
Pour le régime général de licence dans le public, la DGES fixe un plafond officiel de propina (frais de scolarité) à 697 euros par an pour l’année 2025-2026. Attention toutefois : ce plafond concerne le régime national, et de nombreux établissements appliquent un tarif spécifique, souvent plus élevé, pour les étudiants admis via le statut d’étudiant international. Ce montant varie fortement d’une université à l’autre et doit être demandé directement au service des admissions internationales de chaque établissement avant toute candidature. Dans le privé, les frais de scolarité se situent le plus souvent entre 3 500 et 8 000 euros par an selon l’établissement et la filière.
Côté coût de la vie, plusieurs guides spécialisés en mobilité étudiante situent un budget mensuel hors logement autour de quelques centaines d’euros, avec des écarts significatifs entre Lisbonne (la ville la plus chère du pays) et des villes comme Coimbra ou Braga, nettement plus abordables. Ces montants restent des ordres de grandeur à affiner en fonction du mode de vie et du type de logement (résidence universitaire, colocation, studio) : nous recommandons de construire un budget personnalisé plutôt que de se fier à une moyenne nationale.
7. Étudier la médecine ou la santé au Portugal en anglais : une alternative à PASS/LAS ?
C’est une question que nous recevons de plus en plus souvent : peut-on étudier la médecine au Portugal en anglais après un échec ou une déception en PASS ou en LAS ? La réponse est oui, sous conditions, et avec plusieurs points de vigilance essentiels.
Plusieurs universités portugaises, publiques et surtout privées, proposent des cursus de médecine, dentisterie, pharmacie ou sciences vétérinaires intégralement enseignés en anglais, spécifiquement conçus pour des étudiants internationaux. Ces filières recrutent en général sur dossier, complété par un test d’admission spécifique à l’établissement (souvent en biologie, chimie et raisonnement scientifique), et les places sont limitées.
Le point de vigilance le plus important concerne l’après. Un diplôme de médecine obtenu au Portugal est un diplôme européen, mais un médecin formé hors de France qui souhaite exercer en France doit, dans la plupart des cas, satisfaire à une procédure de vérification des compétences définie par la réglementation française en vigueur au moment de l’installation. Cette réglementation évolue régulièrement : avant de s’engager financièrement dans cette voie, nous recommandons vivement de vérifier l’état actuel des règles auprès des autorités compétentes (ministère chargé de la Santé, Ordre des médecins) plutôt que de se fier à des informations trouvées en ligne, qui peuvent être obsolètes. C’est un projet qui mérite d’être construit avec un accompagnement capable de mettre en perspective le coût, la faisabilité académique et les débouchés réels.
Besoin d’aide pour construire votre projet d’études au Portugal ?
Choisir entre plusieurs universités portugaises, monter un dossier de candidature solide, anticiper le bon calendrier ou évaluer sérieusement une filière de santé en anglais : ce sont des décisions qui se préparent, idéalement plusieurs mois à l’avance. Les coachs de Coachingsup Orientation accompagnent les lycéens et leurs familles dans la construction de projets d’études à l’étranger, avec une méthode claire et une approche transparente, sans promesse irréaliste.
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FAQ : vos questions sur les études au Portugal après le bac
Faut-il parler portugais pour étudier au Portugal ?
Pas nécessairement. De nombreux programmes, notamment en gestion, en ingénierie et dans certaines filières de santé destinées aux étudiants internationaux, sont enseignés entièrement en anglais. En revanche, les cursus dispensés en portugais demandent généralement un niveau minimum (souvent B1), et apprendre au moins les bases de la langue facilite grandement la vie quotidienne et l’intégration.
Le bac français est-il reconnu par les universités portugaises ?
Oui, le baccalauréat français est reconnu comme diplôme d’accès à l’enseignement supérieur au Portugal dans le cadre du statut d’étudiant international. Chaque université reste toutefois libre de fixer ses propres critères de notes minimales ou de compléments à fournir selon la filière.
Peut-on financer des études au Portugal après le bac avec une bourse ?
Les bourses sur critères sociaux du CROUS ne sont en principe pas mobilisables pour un cursus intégral à l’étranger hors accord spécifique ; en revanche, des bourses d’échange (Erasmus+) ou des aides propres à certaines universités portugaises peuvent exister. Chaque situation doit être vérifiée individuellement auprès du CROUS et de l’université visée.
Quelle est la différence entre le concours national et le statut d’étudiant international au Portugal ?
Le Concurso Nacional de Acesso s’appuie sur les examens nationaux portugais du secondaire, inaccessibles à un élève scolarisé en France. Le statut d’étudiant international (Concurso Especial para Estudantes Internacionais) permet de candidater directement auprès de chaque université sur la base du baccalauréat, avec une procédure et un calendrier propres à chaque établissement.
Les diplômes portugais sont-ils reconnus en France ?
Le système portugais utilise les crédits ECTS et s’inscrit dans le processus de Bologne, ce qui facilite la reconnaissance académique en France pour la plupart des filières générales. Pour les professions réglementées, comme la médecine, des démarches spécifiques de reconnaissance ou de vérification des compétences s’appliquent : elles doivent être vérifiées auprès des autorités compétentes avant de s’engager.
Quand faut-il commencer les démarches pour étudier au Portugal après le bac ?
Le plus tôt possible en Terminale, idéalement dès septembre-octobre, car certaines universités ouvrent leur première phase de candidature dès le mois de décembre. Commencer tôt laisse aussi le temps de comparer plusieurs établissements, de préparer un éventuel test de langue et de monter un dossier de candidature solide.
Sources officielles pour préparer votre projet
Pour préparer des études au Portugal après le bac, consultez le portail gouvernemental et les conditions d’accès de chaque établissement.
Conclusion
Un projet d’études au Portugal après le bac se construit autour de trois piliers : bien choisir sa ville et son université en fonction de la filière visée, comprendre que la procédure de candidature dépend de chaque établissement plutôt que d’un calendrier national unique, et bâtir un budget réaliste qui distingue les frais de scolarité officiels des tarifs spécifiques appliqués aux étudiants internationaux.
Ce n’est pas un parcours compliqué, mais c’est un parcours qui demande de l’anticipation et de la rigueur administrative, en particulier si la médecine ou une autre filière de santé en anglais est envisagée. La bonne nouvelle est que ces démarches se préparent sereinement dès que l’on sait par où commencer.
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